Jean-François Parot, L’enquête russe, lu par François d’Aubigny

Jean-François Parot, L’enquête russe, lu par François d’Aubigny

Fi des chippendales, des Clooney et autres Beckham de tous poils, nus ou habillés ! Fi des beaux proclamés sur papier glacé ! Mais parlez-moi de Nicolas… ! … Nicolas, ses chemises amples, son regard perçant et enjoué, ses répliques piquantes !

Et si nous passions du télévisuel à l’écrit ? me dis-je. Peut-être qu’à l’instar du Maigret de Simenon, l’histoire originale recèle des subtilités que l’image ne peut transmettre.

La langue est tellement recherchée que l’abord n’en est pas facile. Ma première tentative sur papier s’est soldée par un abandon par K.O. Pour ma deuxième tentative, j’ai pris un livre audio et un trajet de trois heures de car sans arrêts : pas d’échappatoire possible.

François d’Aubigny imprime toute la fougue et l’intrépidité des romans de cape et d’épée à sa lecture. Les dialogues sont parfois un peu difficile à suivre, mais il a tellement de personnages à interpréter que l’exercice est déjà valeureux en soi.

Jean-François Parot a l’amour du détail : architecture, petits métiers, menus objets, géographie de Paris… quelle culture ! Il va jusqu’au descriptif poétique de recettes inconnues. A quand le livre de cuisine de Nicolas Le Floch en librairie ? L’écriture elle-même est pleine d’enjolivures sans toutefois ne laisser aucune impression d’artificialité. L’auteur nage comme un poisson dans l’eau dans le contexte de ses personnages.

Je n’ai absolument rien compris au dénouement, mais peu importe. J’ai passé un excellent moment.

 

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