Arthur Upfield, mort d’un trimardeur

Lévézou, puech Monseigne - Mort d'un trimardeur de Arthur Upfield

Plateau du Lévézou, puech Monseigne

Quant à nous, il nous faut utiliser notre matière grise pour obtenir des informations à partir du sable, des oiseaux et des traces. (22)

Beaucoup d’ennui ressenti malgré de bons éléments. D’interminables discussions, discours et bavardages dénués de consistance noient l’intérêt qu’on pourrait porter à cette histoire. Pourtant se dégagent un travail de pisteur particulièrement détaillé, un langage codé des gens de la route qui intrigue et de multiples références à la littérature. Arthur Upfield semble avoir envie de nous parler de ses lectures qui vont de Longfellow à Milton, de Robert Burns juqu’à Balzac.

Je ne fais pas grand chose d’autre qu’attendre… observer… et laisser la Providence travailler pour moi. Le Mal est toujours vaincu. Je trouve que c’est très simple. (172)

Bony est théâtral, expansif, mène les autres par le bout du nez, se sert d’une femme comme cadran solaire, s’incarne sous les traits d’un aventurier. Ce n’est pas le genre de prestation que je préfère chez lui. Son attachement soudain à des références religieuses casse le personnage.

La pleine lune a parfois de l’influence sur les fous, mais je crois que cette hypothèse n’est pas ici à privilégier. (215)

De ce neuvième polar mal fichu et ficelé à la Gaston reste aussi un mobile de meurtre des plus originaux et très amusant dans son genre. Comme il se doit, l’assassin atteint de troubles psychiques – mais bien élevé – se suicidera avant son arrestation.

 

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