Tony Hillerman, Le chagrin entre les fils

Causse Noir, Point Sublime

Dans ce dix-huitième volume, on retrouve Joe Leaphorn, comme aux premiers temps de la série, pour un dernier tour dans le désert avant la disparition de son auteur. Tony Hillerman nous raconte une histoire plus qu’il ne pose l’intrigue d’un polar, même s’il y a un fond de mystère qu’on évente assez vite si on a peu l’habitude. Il nous parle des potawatomis, peuple amérindiens qu’il a côtoyés durant son enfance en Oklahoma, évoque Santa Fe, où il a vécu, remet en scène une vente aux enchères de couvertures qui rappelle celle où Jim Chee a rencontré Mary Landon. C’est un peu triste, assez nostalgique. Dans ce pays où le temps et l’espace sont vécus de manière ouverte, où les gens isolés se rappellent des faits anodins des années après qu’ils soient advenus, Joe Leaphorn fait revivre le passé pour le résoudre avant de prendre élégamment retraite du lecteur.

 

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