Daphné du Maurier, Les oiseaux

C’est le premier recueil dans lequel Daphné du Maurier s’est aventurée vers le fantastique et l’humour noir. Les oiseaux est une nouvelle géniale. L’idée de départ, le traitement, l’atmosphère globale, tout sonne juste, se déroule avec une fluidité parfaite. La montée en puissance de la tension, la minimisation du danger suivi de sa soudaineté dramatique, suivent un timing tiré au cordeau. Daphné du Maurier est concise, va à l’essentiel, a eu la présence d’esprit de ne pas surexploiter son sujet et de nous laisser sur une fin ouverte, ce qui préserve la densité du propos et nous laisse sur une émotion pleine et entière une fois la lecture terminée. Le pommier est un récit noir plutôt amusant. Une vision de la jalousie, de l’empreinte mentale que peuvent nous imposer certaines personnes et de l’obsession attenante qui nous guette très imagée, d’un symbolisme qui marque et perdure dans la mémoire. Le reste du recueil ne vaut pas tripette.

 

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