Marion Dapsance, Les dévots du bouddhisme

Marion Dapsance, Les dévots du bouddhisme

Dans un contexte où les affaires navrantes ne cessent de se multiplier autour de centres occidentaux dévolus au bouddhisme tibétain, le livre de Marion Dapsance a le mérite d’ouvrir la boîte du débat au grand jour. Contrairement à l’étude de Cécile Campergue parue il y a cinq ans, plus universitaire et plus difficile d’accès, le ton journalistique et vivant de cette immersion anthropologique a fait mouche. Grands chevaux et paroles de lucidité sont de sortie dans les milieux concernés. On aimerait que la vague atteigne le rivage des médias nationaux… Tant de situations désastreuses et de dégâts humains ont été générés par des enseignants sans garde-fous, à l’aura garantie par l’exposition ostensible de photos prises en compagnie du Dalaï Lama et autres références fantasmées ou reconnues.

J’avoue que le clou du spectacle a été la liste de tout ce que doit absolument contenir le sac du lama pour aller de sa cabane à son sommet de méditation. À défaut de folle sagesse, c’est le fou rire qui m’a été révélé en un instant. Et ce d’autant plus que j’ai parcouru ce même chemin un jour d’accès libre. Niveau inspiration, je préfère m’en remettre à mon chat. C’est un roi de la détente, du lâcher-prise et du sens de l’adaptation. Niveau conscience, la balle est dans notre camp.

Il est temps d’effriter la statue du Bouddha d’or.

 

Ce contenu a été publié dans Explorations littéraires. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *