Roy Lewis, Pourquoi j’ai mangé mon père, lu par Michael Lonsdale

Roy Lewis, Pourquoi j’ai mangé mon père, lu par Michael Lonsdale

Le titre est intriguant. Le titre est diablement bien trouvé. Le titre doit être pour beaucoup dans le succès du livre.

Comme beaucoup de mes congénères, j’étais tenaillée par la soif de savoir de quoi il retournait. Une première tentative de lecture du livre papier s’est soldée par un abandon. L’écoute audio étant le remède ultime à tout livre récalcitrant, c’est par ce biais que j’ai découvert le fin mot de l’histoire. Fin mot carnassier.

J’ai essentiellement été agacée par cette histoire. Je ne peux pas dire que je n’ai pas souri une ou deux fois, notamment à l’évocation de l’émergence des techniques de drague anthropoïdes : Gonflez vos poitrines, comme les ramiers, ou vos joues, comme les crapauds-buffles, ou bien faites virer vos fesses au vermillon, quelque-chose comme ça !. C’est peut-être manque de second degré de ma part, mais coller une mentalité et des émotions moderne sur nos ancêtres ne m’a pas paru drôle. Les pithécanthropes ont bon dos ! Similaire à l’anthropomorphisme où l’on fait dire tout et n’importe quoi aux animaux, je n’aime pas ces méthodes qui utilisent les personnages comme des objets, sans égards pour leur intégrité. Quelques bonnes formules peut-être, mais un livre assez vain dans l’ensemble, aux rebondissements très attendus et pré-digérés pour que le lecteur n’ai pas trop d’efforts à faire.

La lecture intimiste et douce de Michael Lonsdale m’a paru décalée et inappropriée. Curieux choix d’interprétation.

 

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