Jean-Paul Dubois, Hommes entre eux, lu par Jacques Frantz

Jean-Paul Dubois, Hommes entre eux, lu par Jacques Frantz

Je ne sais plus où j’ai lu que ce roman était drôle. Un conseil de lecture sur Facebook, peut-être… L’auteur dudit conseil devait être doté d’un solide sens de l’humour noir…

Les 15 premières pistes sont lentes, tristes, lues d’une voix morne et soporifique. Une mélancolie sexuelle carabinée suinte de toutes les pores du texte. On se doute qu’il va se passe quelque-chose, à un moment ou à un autre, mais 15 pistes de mise en place, c’est long…

Puis… la rencontre. Enfin, la pseudo rencontre entre un français urbain et un trappeur canadien buriné au grand air, pseudo confrontation masculine de testostérone, de tension et de non-dit, car mis à part la tempête, le face-à-face manque de force. Elle est pas mal cette tempête, d’ailleurs. Ces vents censés révéler les choses cachées pendant toute une vie, censés secouer son bonhomme pour le faire sortir de ses limites. Il y aurait eu une belle poétique à exploiter, tout un livre à écrire avec cette tempête. Mais non, le thème est évoqué puis tombe à plat. La tempête opportune enferme les deux hommes en tête à tête, a des effets miraculeux sur la santé (physique, parce qu’au niveau du mental…) de l’un, ce qui lui permet par la suite de clore le livre sur un acte sanglant et animal inspiré par Klaus Kinski qui tombe comme un cheveu sur la soupe.

 

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