Richard Ford, Entre eux

Richard Ford, Entre eux

Avalé en deux jours pour cause de délai de bibliothèque réduit, le renouvellement m’ayant été refusé, j’ai pris en une goulée toute l’atmosphère de ce livre. Il existe en essence, on y sent un parfum fort, bien que volatile.

Ensemble – et au fond peut-être seulement ensemble – ils formaient un organisme à part entière. (35)

Richard Ford fouille, tâtonne, extrapole. J’aime sa façon d’interroger la vie de ses parents. Distant et curieux, il se met de côté. Cette position en toute sincérité, comme en toute affection est un bel hommage à l’altérité de l’amour qui existait entre sa mère et son père.

Pour un garçon qui voit le monde se déployer autour de lui, il y a de pires calamités que de perdre son père – même un bon père. (150)

S’en dégage un respect sans rancune qui ne passe pas par le filtre de ses émotions personnelles, ou très peu. Il restitue bien la perception parcellaire des enfants et la réalité de nos mémoires fragmentaires. Ose le banal. Celui de l’existence et celui des sentiments qui ne sont pas toujours à la hauteur des idéaux. Propose un cadre pour reconsidérer nos propres vies en dehors de toute transcendance.

Le pouvoir de persuasion de la vie normale est prodigieux. (170)

Dommage que le livre recèle des fautes d’orthographe invraisemblables comme ce je ne pouvais me doutais qui saute à la figure.

 

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