Serge Brussolo, Boulevard des banquises

Serge Brussolo, Boulevard des banquises

Où l’on se rend compte que Serge Brussolo a décidément peu d’affinités avec la religion… expiation, mortification, pénitence, indulgence sont poussés dans leurs retranchements avec un subtil froufrou de dentelle érotique. C’est un coup à se débarrasser de toute culpabilité, surtout à l’égard de ses parents, quand on voit où ça mène…

L’ombre de l’iceberg pesait sur la cité comme un volcan en éruption (188)

Voilà bel et bien l’atmosphère que Serge Brussolo arrive à rendre. Feu et glace. Les références abondent. Pompéi et Rome, Titanic urbain, un iceberg comme cristallisation du chaos. Sarah est une incarnation de l’imagination de l’auteur. Impressionnable, hypersensible, elle fantasme, affabule, ramollit le terrain des faits concrets pour nous entraîner vers les frontières du fantastique, au bord de la débâcle mentale. On ne sait jamais trop si on progresse en territoire psychique ou en pays réel. Il faut dire qu’ils sont aussi peu fiables l’un que l’autre…

 

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