Jacques Géraud, Cher auteur…

Jacques Géraud, Cher auteur

Le propos est amusant, je suis partante pour une déambulation sur les causses littéraires de la fantaisie, de l’exercice de style, des extrapolations d’un lecteur amoureux. Les entrées en matière se présentent bien, les récriminations sont pertinentes, j’adhère, je m’accoude au bureau des épistoliers. Leur échappée hors du lourd carcan de papier de leurs romans respectifs leur tourne cependant rapidement les sens et disperse leur esprit dans toutes les directions. Comme un excès d’oxygène. Une première ivresse. Ils s’envolent dans des affabulations lyriques, des logorrhées sans frein et sans virgule. Tout est prétexte à vulves, vits, fesses, cuisses et vagins. Les lettres se succèdent sur le même modèle, finissant immanquablement en flots de sang, en fleuves de semence, en orgies de camembert. L’habileté littéraire est indéniable mais on tourne en rond.

 

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