Serge Brussolo, La mélancolie des sirènes par trente mètres de fond

Causse du Larzac, roc du Mérigou

Mourir dans le métro prise en étau par une foule paniquée, l’esprit imprégné de la terreur générale, sans pouvoir me retourner sur moi-même pour expérimenter la luminosité intérieure de la résorption, est une de mes grandes peurs fantasmées. Autant dire que la quatrième de couverture de ce roman m’a tout de suite accrochée ! Histoire de regarder les choses en face… Le style de Serge Brussolo m’a tout d’abord décontenancée. Plus pataud dans la construction et plus caricatural dans la peinture des personnages que ce dont j’avais l’habitude. Une légère incursion dans sa bibliographie m’a fait comprendre que ces sirènes dataient de 1984 alors que tout ce que j’avait lu précédemment était né dans les années 2000. J’ai quand même fini par le dévorer. Les cerveaux-limaces ont bavouillé leur mucus jusque dans les moindres interstices de mon cortex préfrontal (un très intéressant article sur la lecture et le cerveau par ici : http://www.envoludia.org/entraide/effets-de-lecture-cerveau/ ) L’ambiance est tellement noire et Serge Brussolo tellement habile à manipuler ses histoires qu’on a vraiment aucune idée de ce qu’il va faire de nous. Hormis aggraver notre brussolite carabinée (affection qui m’a été fort à propos diagnostiquée par Cardabelle de Babelio il y a peu).

Causse du Larzac – Roc du Mérigou

Causse du Larzac – Roc du Mérigou

 

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