David Grossman, Tombé hors du temps

David Grossman, Tombé hors du temps

J’écoutais nonchalamment L’humeur vagabonde, à l’heure du repas, lorsque j’ai été interpellée par les propos de l’interviewé. Son doux rapport à la mort et la compassion qui en découlait naturellement ont tracé un sillon qui m’a menée jusqu’à son livre.

C’est un récit chamanique. Mêlant théâtre, poésie et roman dans un cercle de mots qui émergent du brouillard, David Grossman danse une chorégraphie de douleur et de perte. Des êtres pleins de souffrance sortent de l’ombre, se montrent, appellent leurs morts, entrent dans une transe libératoire. Ils cherchent l’espace et la respiration des mots justes, fouissent la terre et s’y étendent, nus, pour approcher la compréhension.

Comment la vie et la mort
Se tiennent l’une en face de l’autre,
Aspirent l’une à l’autre,
Se touchent
S’entrelacent
À la racine de leur nudité. (148)

 

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