Nicolas Gogol, Le nez, lu par Mathurin Voltz

Nicolas Gogol, Le nez, lu par Mathurin Voltz

Nicolas Gogol est décidément une valeur sûre. Quand un sentiment de médiocrité littéraire plane dangereusement autour de la bibliothèque et de la table de chevet, tel une mouche ivre, ouvrir un de ses livres redonne une échelle de valeur fiable.

Densité des personnages, des lieux, du drame, mise en éveil du cerveau : l’art de l’écrivain est indéniable. Le textes est riche de plusieurs niveaux de lecture possibles.

Mathurin Voltz, dont je n’avais pas du tout apprécié la lecture sur un roman de Jérôme Ferrari, nous plonge ici en plein désarroi avec habileté. L’assesseur de collège Kovaliov est si démuni, si désorienté, que le pathétique de sa situation a des échos dans notre propre expérience. Comme quoi le livre fait parfois le lecteur…

 

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Une réponse à Nicolas Gogol, Le nez, lu par Mathurin Voltz

  1. Bertrand dit :

    Et le lecteur fait parfois l’auditeur… J’ai beaucoup apprécié la lecture de Mathurin Voltz.

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