Ray Bradbury, Fahrenheit 451, lu par Thierry Blanc

Ray Bradbury, Fahrenheit 451, lu par Thierry Blanc

Voilà le genre de livre qu’on connaît sans jamais l’avoir lu. Tellement classique qu’à vrai dire on ne sait plus. On a des images, des impressions, des mots, des phrases en tête, mais l’a-t-on jamais ouvert ? Heureusement que les livres audio sont là pour dépoussiérer les neurones.

Je me suis tout de suite trouvée alpaguée :

Une nuit, il se tourna vers Mildred. Elle ne dormait pas. Une mélodie ténue dansait dans l’air. Son coquillage de nouveau enfoncé dans l’oreille, elle écoutait des personnages lointains, en des lieux lointains, yeux grands ouverts, fixés sur les ténébreuses profondeurs du plafond. (XI 2:40)

Avec mes écouteurs dans les oreilles et mon baladeur à la main, je n’avais pas l’air fine !

Et de fait, c’est une histoire incroyablement actuelle. L’addiction aux écrans… on est en plein dedans. La déshumanisation de la vie sociale, l’infantilisation généralisée, une culture réduite aux émotions et à la stimulation sensorielle… autant de pistes servies par un récit fort, prenant, rondement mené. Je ne m’attendais pas à aimer autant ce roman.

Un seul bémol concernant l’audition : la musique de style série B est très agaçante.

 

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