Hubert Haddad, Le peintre d’évantail

Hubert Haddad, Le peintre d’évantail

La langue frappe, dès l’abord. Les adjectifs sont peaufinés : une coulante exactitude, une rivière étourdie. Les descriptions subtiles du jardin au fil des saisons ouvrent le regard. Les virgules glissent sur la phrase, lui donnent un souffle particulier, une fluidité de l’esprit. Le vocabulaire est foisonnant et inventif dans son utilisation inhabituelle.

Foisonnent aussi les milans, grives, ours, corbeaux. S’épanouissent azalées, aubépines, mousses, troènes.

Puis la tristesse déchirante de la fuite de la beauté et de la grâce, du travail de plusieurs vies, provoque la sidération.

Ici, tout était retourné à l’esprit désormais. (147)

Éblouissant.

Pourquoi éventail est-il au singulier dans le titre ?

 

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