Valérie Clo, Les gosses

Valérie Clo, Les gosses

Dans Les gosses, Valérie Clo dépeint le quotidien d’une mère qui a le moral dans les chaussettes. Les situations pathétiques se succèdent, l’auteure force le trait dans le second degré sur les faiblesses immatures de cette quadragénaire embringuée dans un fatras familial foufou et ingérable. L’angoisse déboule sans prévenir. Le vide des instants face à la mort certaine la prennent à la gorge. Dommage que ce thème se dilue finalement dans une névrose des rides un peu ridicule.

Du haut de mes trente-huit ans, j’ai ressenti une impression de déculpabilisation par rapport à l’adolescence avec ce livre. La cruauté inconsciente, l’égoïsme naturel de cette période de la vie sont mis en scène sans fards.

Selon son humeur ou ce qu’elle vit, elle oscille entre une naïveté désarmante et une dureté terrifiante. (21)

Il m’aurait emballée s’il avait été plus original. Les thèmes abordés et les caractères décrits ont un arrière-goût de Fais pas ci, fais pas ça, jusqu’à cette vocation militaire qu’on a déjà vue traitée dans la série télé. Si cette écriture généreuse et enjouée servait une plus grande créativité, le résultat serait chatoyant.

[Lu dans le cadre de ces fabuleuses masses critiques]

 

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