Irène Némirovsky, Le bal, lu par Irène Jacob

Irène Némirovsky, Le bal, lu par Irène Jacob

Une belle voix, sans heurts, maîtrisée jusque dans les tempos rapides. Mme Kampf est bien campée, agaçante à juste dose, délicatement manipulée par la lectrice, qui aurait pu en faire une mégère mais s’en abstient.

La cruauté est subtile, s’insinue à tous les étages de la vie des personnages. Antoinette n’est finalement que l’expression d’un environnement où l’apparence a remplacé le fait d’être vivant. Elle ne trouve une voie vers l’intériorité et la maturité que dans les larmes silencieuses qui un jour remplacent ses pleurs bruyants d’enfant. Par quel biais exister, affirmer sa présence et son originalité à un monde qui les nie? Elle choisira de jouer sa partie avec les armes en vogue autour d’elle.

 

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