Michaël Ferrier, Kizu

Michaël Ferrier, Kizu

Éveillée par un enthousiasme généralisé des critiques du Masque et la Plume, je me suis mise en quête de Fukushima de Michaël Ferrier. Ne l’ayant point trouvé dans les rayons de ma médiathèque adorée, je me suis rabattue sur ce dernier.

Kizu a de grandes similitudes avec Le peintre d’éventail de Hubert Haddad. Une puissance humble et discrète servie par une belle écriture – précision du mot, finesse du dit, portraits délicats – menant à une sidération finale qui élargit le champ.

Là où Hubbert Haddad distillait sa poésie, Michaël Ferrier cultive un humour distancié irrésistible. Sous le regard indifférent des coquillages roses du rideau de douche de sa salle de bain, le narrateur entre dans une sarabande de la débandade adroitement observée et décrite. Un court livre pour une expérience humaine largement partagée et rarement si bien exposée.

 

Ce contenu a été publié dans Explorations littéraires. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *