Oscar Wilde, Le crime de Lord Arthur Savile et autres nouvelles, lu par Marie-Françoise Coelho

The J. Paul Getty Museum, Los Angeles 84.XD.760.1.6 - Oscar Wilde, Le crime de Lord Arthur Savile et autres nouvelles, lu par Marie-Françoise Coelho

The J. Paul Getty Museum, Los Angeles 84.XD.760.1.6

J’ai lu ce livre adolescente, dans ma période littérature de l’absurde frisant le fantastique : Oscar Wilde, Roald Dahl,  Frantz Kafka, Ionesco. Réécouté aujourd’hui, il m’a déçue. La construction des nouvelles semble promettre de belles chutes qui ne viennent pas vraiment.

Une pique délicieuse envers la société bourgeoise, charitable et bien pensante :

Ma très chère tante, merci de la flanelle pour notre société de bienfaisance, et aussi du guingamp. Je suis tout à fait d’accord avec vous que le désir des pauvres de porter de jolies choses est absurde, mais maintenant, tout le monde est si radical et irréligieux qu’il est difficile de faire comprendre qu’on ne devrait pas essayer de s’habiller comme les hautes classes. (…) Combien vrai, chère tante, est votre idée que les malheureux ne devraient porter que ce qui ne leur sied pas. Je dois dire que je trouve stupide leur anxiété au sujet des vêtements alors qu’il y a tant d’autres sujets beaucoup plus importants en ce monde, et dans l’autre. (V 10:37)

Et la jeune-fille de s’inquiéter longuement des derniers nœuds et des dernières fronces à la mode.

Marie-Françoise Coelho a une voix coulante et apaisante qui conviendrait mieux à des textes féminins intimistes qu’à ces histoires aux personnages à côté de leurs pompes.

[Écouté dans le cadre du Prix Lire dans le noir 2013]

 

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