P.D. James, La mort s’invite à Pemberley, lu par Guila Clara Kessous

P.D. James, La mort s’invite à Pemberley, lu par Guila Clara Kessous

P.D. James s’est offert le plaisir de jouer avec les personnages et l’univers de Jane Austen. La mise en place est lourde. Plutôt que de faire un résumé clair et concis du roman de Jane Austen ou que de démarrer sur un récit dans lequel on puisse pénétrer immédiatement, elle livre un texte bourré de références, sans intérêt narratif en soi. L’histoire ne démarre réellement que vers la piste 11. On est déjà essoufflés.

Je n’ai jamais compris qui était le mort. Les ficelles sont épaisses, les potins et les commérages vont bon train. C’est long, bavard, lent. P.D. James flatte les aristocrates, centre du monde, bienfaiteurs et protecteurs de leur personnel de maison. Cette image idyllique des rapports maîtres bienveillants / domestiques dévoués m’a agacée. Comme tout ce livre, d’ailleurs, qui n’est pas à la hauteur des talents de P.D. James.

Guila Clara Kessous lit comme on marche sur la pointe des pieds. Elle fait un pas précautionneux suivi d’un élan vers l’avant. Certaines voix sont batraciennes. On visualise, à les entendre, un colloque de nuit autour d’une mare plutôt qu’une discussion dans un salon anglais.

 

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