Stephen King, Duma Key, lu par Michel Raimbault

Stephen King, Duma Key, lu par Michel Raimbault

J’ai l’impression d’avoir écouté ce livre pendant des jours et des jours… la sensation que des semaines, voire des mois ont été imprégnés de son atmosphère. Il est très long. La mise en place prend beaucoup de temps. Certes, quand sur la fin les pièces se mettent en place, on éprouve un plaisir évident (sans doute amplifié par l’attente). Mais jusque-là, le mystère est distillé à dose homéopathique. Stephen King enseigne la patience à ses lecteurs.  J’ai retrouvé Michel Raimbault qui officiait aussi sur Juste avant le crépuscule. Si son rythme, lent et posé, a son charme, s’il donne corps à Edgar Freemantle, Jack et Wireman avec habileté, j’ai toujours l’impression que son interprétation des textes de Stephen King me fait passer à côté de quelque-chose. Le ton nonchalant, chaleureux, un peu ironique, distancié, fait tomber à plat l’angoisse qui pourrait pointer le bout de son nez. La virée dans la maison maudite a des allures de fête du Beaujolais nouveau. J’ai aimé l’évocation du monde de l’enfance, le fond de l’histoire tient la route, mais je crois que si je veux retrouver le Stephen King de mon adolescence, il me faudra empoigner un livre papier – et un meilleur opus que celui-ci.

 

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