François Mauriac, Le mystère Frontenac

François Mauriac, Le mystère Frontenac

Une écriture fluide pour un roman qui se lit tout seul. C’est le premier livre de François Mauriac que j’aborde, je n’ai donc pas d’éléments de comparaison (je vois dans les critiques précédentes que plusieurs babélioteurs trouvent que ce n’est pas le meilleur). Dans mon innocence naïve, j’ai beaucoup apprécié cette lecture.

Cette famille bourgeoise qui place le nom et la fidélité aux principes au-dessus de tout a suscité chez moi une certaine fascination. Monde inconnu et exotique… Les arbres, les joncs, le ruisseau sont très présents, liés au patrimoine mais aussi aux découvertes de l’enfance. Le livre est court, mais mine de rien parcoure l’existence de cinq enfants, de leur liberté bienheureuse aux responsabilités de l’âge adulte. Les sauts dans le temps se font sans transition, mais en harmonie, sans brusquerie. L’écoulement de l’écriture permet ce manque de raccords. La famille est à la fois présentée comme aliénante et sacralisée, ce qui donne de la profondeur au propos, lui évite un point de vue trop orienté dans une seule direction. Très en phase avec les réalités, le délitement, les trahisons, les abandons.

 

Ce contenu a été publié dans Explorations littéraires. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *