Daniel Pennac, Le dictateur et le hamac, lu par l’auteur

Daniel Pennac, Le dictateur et le hamac, lu par l’auteur

Lire dans le noir a soigné la conception de ce CD : chapitres clairement annoncés, petit mot pour signaler la fin du CD, commentaires additionnels de Daniel Pennac sur le texte initial.

L’histoire des sosies m’a rappelé le pélican de Jonathan de Robert Desnos, ce remplacement infini d’un sosie par un autre sosie m’a beaucoup amusée – le secret de l’éternelle jeunesse ? Par la suite, l’utilisation baroque de personnages réels ne m’a pas du tout séduite. Surtout qu’il y a toujours une distance par rapport au récit, l’écrivain fait sentir qu’il réfléchit, cherche des idées et met l’histoire en place, il montre ses dessous. J’aurai préféré que Daniel Pennac écrive un vrai roman.

Le passage sur Brazilia et ses chiens jaunes m’a bien plu. L’évocation de sa collection de silences aussi. J’aurai tout de même préféré que Daniel Pennac écrive un vrai journal de voyage.

Il y avait de l’idée dans ces récits mêlés aux souvenirs. Mais l’idée ressort trop, justement, aux dépends du naturel. Le roman est ébauché, le récit de voyage est survolé, on ne sort pas du brouillon. Abandon en cours de route.

 

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