Marie Ndiaye, Trois femmes puissantes

Marie Ndiaye, Trois femmes puissantes

L’écriture est spéciale, très travaillée, très intéressante, foisonnante de vocabulaire. Elle ne m’a pas parlé tout de suite. Le début du livre a été marqué par un effort pour entrer dans les mots plus que par le plaisir de lire.

Dans la première partie du livre, j’ai aimé le père perché dans le flamboyant, image baroque et surréaliste qui se mêle à une description du réel qui ne nous y prépare pas.

La seconde partie est tourmentée, frise la folie, plonge dans la boue de l’esprit humain. J’ai trouvé cela long et fatiguant à lire, dense, violent, mais impressionnant de réalisme. Les mensonges que cet homme se fait à lui-même finissent par se déliter dans un corps-à-corps intime avec l’explosion de sa structure de personnalité présente. Comment sortir des rêves avilissants et mornes ?

La dernière histoire est infiniment touchante.

L’auteur n’a pas peur d’empoigner la vie dans toute sa crasse – quel courage ! Lire ce roman c’est comme se jeter dans une empoignade dont on ressort échevelé et plein de courbatures.

… et les oiseaux continuent à planer au-dessus de notre inaltérable humanité.

 

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