Gustave Flaubert, Salammbô, lu par Eric Herson-Macarel

Gustave Flaubert, Salammbô, lu par Eric Herson-Macarel

Quel bazar, quel bric-à-brac ! Tissus, draperies, boules d’or, omoplates de mouton, planchettes de sycomore, cornes pleines de baume, jarres d’étain, vases d’argent, urine de lynx, carapaces de tortues toutes pleines de perles, … sans compter les choses mystérieuses qui n’avaient pas de nom et d’une incalculable valeur. Ce roman est une vraie caverne d’Ali Baba, un vide-grenier de luxe !

Gustave Flaubert ne lésine pas sur les moyens. Du sang, des tripes et des amours contrariés. Il nous entraîne dans une super-production entre heroic fantasy, péplum et délire orientaliste. Il a un sens des images certain : singes brûlés qui tombent des arbres encore fumants et lions crucifiés ont de quoi frapper l’imagination. Comme chez Molière, le valet mène la danse. J’étais un peu curieuse de savoir ce qu’allaient devenir vierge un peu folle, pétrie de superstitions, papa tyrannique et barbare indécis mais c’était vraiment trop pesant.

J’ai eu beau me dire : Mais tout de même, c’est du Flaubert, cultive-toi un peu. J’ai craqué au bout de 5 heures. Même un lecteur excellentissime n’aurait pu, je crois, me retenir jusqu’au bout.

 

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