Julien Blanc-Gras, Touriste

Julien Blanc-Gras, Touriste

Il est rare que me tombe sous les yeux un livre léger et drôle qui soit en même temps de bonne tenue. Encore plus rare que je ne m’y attende pas du tout. Mon a priori sur celui-ci était complètement à côté de la plaque. Pour mon plus grand bonheur.

Julien Blanc-Gras a une conception du carnet de voyage bien à lui. Il en rajoute dans son rôle de naïf enthousiaste sur les routes du monde, bien sûr. Mais l’air de rien, il prend la température du monde. Il a l’art d’user du cliché avec gourmandise, de nous raconter des histoires qu’on connaît déjà plus ou moins avec drôlerie et originalité. Concis et vif, il ne cherche pas à exploiter chaque anecdote mais passe rapidement à la suivante. Il a assez de matière pour cela. Son style est un savant mélange d’être humain concerné et de nonchalance.

L’épisode des singes, le radar du Mozambique, j’ai souvent ri de bon cœur.

À partir du chapitre sur le Moyen-Orient, j’ai moins accroché. Le propos est plus orienté vers les problèmes socio-politiques. C’est louable mais le livre y perd de son esprit et de sa fluidité.

Un auteur à suivre (autant que possible !)

 

Ce contenu a été publié dans Explorations littéraires. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *