Erik Orsenna, la grammaire est une chanson douce

The Metropolitan Museum of Art, New York 62.696.22b

Quelques considérations stimulantes sur les verbes de Jean de la Fontaine ouvrent le livre. La suite ne tient pas les mêmes promesses. On s’engage dans un conte gentillet, enfantin, dégoulinant de bonnes intentions. Moi qui m’attendais à perfectionner des points de grammaire pointus sur un mode ludico-érudit, quelle déception, quelle arnaque ! Il faudra attendre la moitié du livre pour réviser la structure de la phrase article-nom-adjectif-verbe-complément, et la leçon n’ira pas plus loin. Une présentation anthropomorphique des mots, doués de sentiments et d’émotions, troublent le propos.

Mettez-vous à la place des choses… de l’herbe, des ananas, des chèvres… A force de n’être jamais appelées, elles sont devenues tristes. (58)

Vision on ne peut plus anthropocentriste que je ne mettrai même pas entre les mains d’un enfant. Comme si la vie avait attendu le bipède pour jaillir.

Bêto.

 

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