Maurice Genevoix, Beau-François

Maurice Genevoix, Beau-François

La langue est riche et généreuse. Une verve qu’on n’écrit plus et qu’on ne lit plus guère. Moi qui d’habitude adhère chaleureusement aux écrit de Maurice Genevoix, je me suis ici ennuyée, j’ai survolé, j’ai abandonné. Cette nostalgie d’un temps passé idéalisé m’a lassée.Cette propension à longuement décrire la pourriture des cœurs, le crasse de l’humanité, le cheminement vers la guillotine m’a mise à l’aise. Je n’aurai jamais pensé écrit cela à propos de cet auteur, mais je trouve la plupart des textes d’un goût douteux. J’ai eu l’impression de feuilleter une feuille de choux nourrie de voyeurisme et flattant les bas instincts. Peurs, terreurs, angoisses paysannes trouvent leur expression sous les traits de brigands ou du diable qui  s’en donnent à cœur joie. Je préfère Maurice Genevoix parmi les bêtes.

 

Ce contenu a été publié dans Explorations littéraires. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *