Haruki Murakami, Kafka sur le rivage, lu par Hervé Bernard Omnès

Haruki Murakami, Kafka sur le rivage, lu par Hervé Bernard Omnès

Une belle brochette de barjots !

Chaque personnage est animé, tel un robot programmé, par sa petite philosophie simpliste et répétitive.

Hervé Bernard Omnès a une lecture similaire à celle d’Emmanuel Dekoninck sur 1Q84. Rythme et tonalité  posés, précis et marqués comme un mécanisme d’horlogerie. Pas un rouage ne dépasse. Il est très habile pour personnifier les voix sans artificialité. Celle de Nakata m’a cependant fait friser plusieurs fois la crise de nerf. Elle est bien trouvée, mais rajoute à la lenteur du texte, j’ai eu envie de lui piquer les fesses pour qu’il avance plus vite.

Un rythme répétitif déconstruit la réalité puis la recompose. LXIX 11:44

J’ai retrouvé le style bien spécifique d’Haruki Murakami : enfantin et obsessionnel, méticuleux et clinique. Le livre semble écrit à la pince à la épiler à la lumière d’une lampe-loupe de broderie. J’ai été déçue de retrouver beaucoup d’éléments déjà présents dans 1Q84 : la musculation, la féminité, un gourou à assassiner, la musique classique. On ne peut discuter avec une femme sans qu’elle évoque ses règles.

La pluie de sangsues m’a cependant beaucoup plu, il y a toutes sortes de situations que j’aimerai pouvoir agrémenter de cette façon Mmmmm…

Cette écoute a été une épreuve de patience. Lente et hypnotique, l’expérience s’éternisant devient agaçante. Il faut attendre les deux dernières heures (sur vingt-trois !) pour que le texte devienne plus dense.

L’entremêlement des identités est bien amené. Je suppose que les puristes et les fans amoureux y trouvent toute une symbolique sur l’adolescence et la sexualité. Elle ne m’a pas vraiment touchée.

 

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