Jack London, Le silence blanc

Jack London, Le silence blanc

Ce n’est pas un livre à ouvrir pour lire une bonne histoire. Son intérêt ne tient que par l’introduction et les notes que Simone Chambon distille généreusement.

Ces premiers écrits de Jack London se laissent parcourir sans susciter un intérêt littéraire particulier. Les deux premières nouvelles nous parlent de la neige, du froid, de l’homme si fragile au milieu du silence blanc. Thème majeur chez Jack London qui fait la force de ses récits. Les trois autres sont plus précisément axées autour de la confrontation entre l’homme blanc et l’autochtone. Et c’est là que le bât blesse. Car si Jack London était un socialiste engagé, agissant pour les plus démunis, de mauvaises lectures l’ont parallèlement fait glisser vers des théories génétiques douteuses. Il a la solide conviction que l’homme blanc est le plus abouti des êtres humains et que les Anglo-saxons sont voués à conquérir le monde. Un sale bonhomme, quoi. On apprend également qu’il n’est pas très pointilleux sur la culture amérindienne et qu’il mélange allègrement les modes de vie des uns et des autres pour les besoins de son récit. La petite-fille au fond de moi, dont le premier éblouissement littéraire fut Croc-Blanc verse une larme sur son illusion perdue. Nous lirons désormais cet auteur avec lucidité.

 

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