Michael Moorcock, La légende d’Hawkmoon

Causse Noir, Roquesaltes - Michael Moorcock, La légende d’Hawkmoon

Causse Noir, Roquesaltes

J’ai découvert les éditions Omnibus avec un des tomes consacrés à Jean Carrière, L’âme de l’épervier. J’ai trouvé la démarche riche, la compilation offre une vue globale sur le travail d’un écrivain. Le papier est ici plus épais, le format s’est élargi, la lecture est plus confortable. Il y a par contre peu de documents annexes. La nomenclature des personnages figurant en fin d’ouvrage ne m’a été que peu d’utilité étant donné le foisonnement du second cycle de la légende d’Hawkmoon. Il y faudrait plutôt un schéma avec ramification des incarnations ! Le sommaire, comme dans beaucoup de livres actuels, est plutôt radin. J’ai cherché en vain la pagination des subdivisions.  La sympathique préface de Michael Moorcock donne le ton. Nous lirons donc en toute détente.

Je connais bien la Camargue en général et Aigues-Mortes en particulier, leur réinterprétation fantasmagorique m’a beaucoup amusée, je me suis tout de suite sentie chez moi.

Les scènes de bataille – et il y en a beaucoup – ne m’emballent pas mais il y a dans celles-ci tout un attirail d’objets, de flamants roses géants et d’armes magiques qui viennent égayer la confrontation.

Michael Moorcock porte une grande attention à ses personnages. Meliadus, perpétuellement décontenancé, d’Averc, fourbe charmeur, sortent du lot. L’humour pointe son nez dans le tome 2. Le couple d’Arvec-Hawkmoon finit par fonctionner dans le cocasse, ce qui donne un souffle nouveau au récit.

Un air de Fringe et son monde parallèle, un parfum de Valérian et Laureline, les bestioles comme le balbutieur des marais ne dépareraient pas dans les albums BD. Des ingrédients classiques – une petite troupe d’amis, amour, vengeance, courage –  pour une épopée qui se laisse lire avec plaisir jusqu’à la fin du cycle un. Michael Moorcock ne se prenant pas au sérieux, il se permet de traiter nonchalamment les ingrédients du genre, le lecteur est détendu, peut survoler des passages et n’est pas pris au piège de la quête de l’élu qui n’aboutit d’ailleurs jamais vraiment.

Le second cycle m’est complètement passé au dessus de la tête. On sombre dans le quantique, l’inexistence du temps et de l’espace, l’entrecroisement des plans de réalité. Les multiples ruptures du multivers suivies de cicatrisations diverses ont quelque chose d’hallucinatoire. Trop d’incarnations tuent le fil des personnages. J’ai totalement lâché prise.

[Lu dans le cadre de ces merveilleuses Masses Critiques]

Roquesaltes - Orchis militaire

Roquesaltes – Orchis militaire

Roquesaltes - Orchis araignée

Roquesaltes – Orchis araignée

Roquesaltes - Zygène

Roquesaltes – Zygène

Roquesaltes - Crave à bec rouge

Roquesaltes – Crave à bec rouge

 

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