David Lodge, Jeux de maux

26.244 The Metropolitan Museum of Art, New York - David Lodge, Jeux de maux

The Metropolitan Museum of Art, New York 26.244

À un certain moment, au cours des années 60, l’enfer a disparu. (171)

David Lodge compose, sur le mode d’une étude universitaire, une vision caustique des pratiques catholiques anglaises. L’écriture est fine et précise, comporte une certaine élégance, bien que le propos soit piquant. On jubile à la lecture des flèches – étayées et pragmatiques – plantées dans le derrière de la religion. J’ai commencé à m’ennuyer vers le milieu, quand les cheveux sont coupés en quatre, puis en huit, voire en seize. L’ensemble reste agréable et atypique, à la manière d’une chronique familiale qui, tout en les asticotant, ne perd jamais le respect de ses personnages, tout embringués qu’ils soient dans le jeu de l’oie spirituel. L’absurdité des comportements sociaux ressort avec force. Nous sommes décidément des animaux bien étranges.

 

Ce contenu a été publié dans Explorations littéraires. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *