Alice Munro, Fugitives

1963.10.114 The National Gallery of Art, Washington - Alice Munro, Fugitives

The National Gallery of Art, Washington 1963.10.114

J’espère que je ne suis pas en train de dire que j’ai accepté de l’épouser pour surmonter ma gène. (283)

À quoi tiennent nos décisions importantes…

Je retrouve, à la lecture des livres d’Alice Munro, un plaisir adolescent à découvrir d’autres vies que la mienne, à me laisser complètement emporter dans un récit, à m’identifier sans réticences ni prise de recul dans un tourbillon romanesque.

Alice Munro a un talent remarquable pour l’observation et la retranscription de ces observations en mots. Elle a un vocabulaire précis, inattendu et parfaitement juste. J’essaie d’en saisir des bribes qui me permettraient de mieux nommer mon quotidien. Elle les utilise de manière si appropriée que j’ai envie de les réintroduire avec cette fraîcheur dans mon panel de mots de tous les jours.

Elle aime bien cependant nous égarer de temps en temps, nous laisser en suspend sur l’identité des personnages, le temps qui passe, le pourquoi d’une situation, mais gentiment, malicieusement.

Ce sont des nouvelles assez riches pour être relues avec un regard neuf dans quelques années.

 

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