Francis Scott Fitzerald, Tendre est la nuit, lu par Pierre-François Garel

RP-P-2005-480 The Rijksmuseum, Amsterdam - Francis Scott Fitzerald, Tendre est la nuit, lu par Pierre-François Garel

The Rijksmuseum, Amsterdam RP-P-2005-480

Au cours du livre 1, je me suis dit que c’était un texte dans la lignée de Gatsby le Magnifique : la description d’un milieu aisé américain qui ne m’intéresse pas outre mesure. Mais le roman s’étoffe très nettement dès le livre 2. Il est beaucoup plus riche, l’écriture est plus belle, les personnages sont plus solides. La construction est originale, le temps est bousculé, on se perd parfois un peu au niveau spatio-temporel. Il aborde des thèmes peu usités, la relation ambiguë entre Dick et Nicole, surtout, marquée par la maladie mentale et la relation de dépendance. Je l’ai trouvée réaliste, portée par une analyse fine des sentiments et des mouvements intérieurs tels que l’indécision, les limites à donner au sens des responsabilités, l’intégrité, la solitude, le temps qui érode les élans, le vide de l’existence…

Je sais qu’il y a des fans des lectures de Pierre-François Garel, je n’en fais pas partie. Sur Dostoïevski je l’avais trouvé horriblement théâtral. Ici il nous offre une lecture beaucoup plus classique, en harmonie élégante et nonchalante avec le texte. Il a un beau timbre de voix. Il est habile pour les dialogues, on distingue bien les personnages sans qu’il force le trait artificiellement. Je trouve cependant sa lecture inégale sur la longueur, il y a des passages où il est excellent et d’autres où sa voix coule de manière monotone, sur un rythme uniforme. Il est tellement doux et enveloppant qu’on se laisse bercer. Je me suis endormie plusieurs fois en l’écoutant.

[Écouté dans le cadre du Prix Lire dans le noir 2014]

 

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