Laura Kasischke, Esprit d’hiver, lu par Irène Jacob

Laura Kasischke, Esprit d’hiver, lu par Irène Jacob

 Cette journée qui s’était révélée pleine de danger.

Ah Noël ! Journée bénie pour les écrivains en veine de drame familial, de meurtres en huis-clos. Laura Kasischke s’oriente vers un registre trouble, se fait marchande de savonnettes. L’angoisse s’insinue dans les interstices du quotidien, le monde est peu sûr, peut basculer à tout instant, le pied glisser juste au moment où l’on pensait s’être rétablie.

Irène Jacob porte l’angoisse, la colère, l’incompréhension, les soulagements passagers de cette mère qui marche sur un fil. J’aime ces récits tendus sur les cruautés et les ambiguïtés  de l’adolescence, ils me rassurent sur ma propre histoire.

La lecture de ce roman me renvoie en écho le souvenir d’Iba de Pierre Maurel, bande dessinée où la culpabilité et les fantômes hantent les cases comme ils hantent ces mots. Deux visions tranchantes du même thème aux frontières du surnaturel.

 

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