Alexandre Dumas fils, La dame aux camélias, lu par Élodie Huber

Alexandre Dumas fils, La dame aux camélias, lu par Élodie Huber

Élodie Huber est délicieuse, comme toujours. Son élégance douce, sa voix ronde et gourmande rendent la dame aux camélias pulpeuse.

Marguerite est intéressante au début parce qu’elle n’est pas lisse : griffue, cajoleuse, moqueuse, imprévisible, elle donne du piquant au roman d’amour.

Je me demandais si le désir de l’homme a des bornes. (3:45:39)

Armand, par contre, est un modèle de déni de la réalité, le symbole de l’amour qui se mesure au degré d’attachement et de jalousie. Entre cette fille fausse et indéchiffrable et ce grand benêt à l’orgueil blessé se noue une relation compliquée qui s’achemine vers la transformation miraculeuse de la fille de mauvaise vie. Faute, rédemption, sacrifice de soi pour sauver l’honneur d’une famille, quelle tartine larmoyante et indigeste !

Est-il bien nécessaire de lire tous les classiques ? Je finis par me le demander…

 

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