Michel Onfray, La passion de la méchanceté

Michel Onfray, La passion de la méchanceté

Passer du bonhomme, vu à la télé, à ses textes n’est pas décevant. Il écrit comme il ferait un cours. La lecture est fluide et simple. Quelques termes philosophiques obscurs pour la lectrice lambda se glissent çà et là, des ontologique, algolagnie, synallagmatique, vite neutralisés par un coup de dictionnaire.

J’ai découvert Barthes et Bataille, en passant, comme en promenade. J’ai pataugé avec Foucault, je me suis engluée avec Kant, mais pour repartir de plus belle. Car, si c’est de Sade qu’il s’agit, l’enjeu est bien plus large. Michel Onfray a un esprit piquant, exigeant, qui ne laisse rien passer. Il incite à la vivacité d’esprit, à la lucidité éclairée, à ne pas nous laisser hypnotiser par les mots, les démonstrations, les idées. Il nous dit que les grands penseurs peuvent écrire d’énormes bêtises. Essayer de ne pas être un sujet en quête de soumission est un enjeu de taille par les temps qui courent, le déni du réel nous attendant à chaque coin de rue – qu’elle soit familiale, politique, sociales, professionnelle ou culturelle – avec ses petites crochets, comme une tique prête à nous agripper.

Une pensée rafraîchissante et énergique face à la déshumanisation rampante dont le marquis était fervent. Rendez-vous est pris pour les autres volumes à venir…

 

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