Bill Bryson, American rigolos

Bill Bryson, American rigolos

Quand on connaît le personnage, on ne le retrouve pas tout de suite dans son entier. Les premières chroniques tiennent de l’échauffement, de la mise en forme. Le style et la structure se cherchent. L’art de la chute lui vient en écrivant. Il est quand même à noter que sur un sujet qui ne décolle pas, alors que je m’ennuie ferme, il arrive subitement à me faire mourir de rire en une seule phrase.

L’introduction conjointe du jardinage, de sa femme et de ses enfants en page 153 amène avec elle le Bill Bryson qu’on aime : jovial, enthousiaste, maladroit, capable d’accueillir n’importe quelle situation, aussi absurde soit-elle.

Parmi toutes les choses pour lesquelles je ne suis pas doué, la vie quotidienne occupe sans doute la première place. C’est fou ce que des gens très ordinaires peuvent accomplir, apparemment sans difficulté, alors que j’en suis tout à fait incapable. (355)

Il est délicieux quand il en fait un peu trop, exagère juste assez pour que le sujet fonctionne. Les envolées de son imagination le rendent capable de faire fleurir un poteau de clôture.

Il tacle les chasseurs, fustige les forces de la fadeur et de l’habitude qui soutiennent un capitalisme triomphant. Le puritanisme est épinglé à l’aide de multiples punaises. On se régale.

Mis à part travailler, dormir, regarder la télévision et devenir obèse, mes concitoyens consacrent plus de temps au shopping qu’à tout autre passe-temps. (271)

Si même des gens honnêtes et bien intentionnés se croient obligés de vous raconter des bobards, il y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond. (339)

Je ne peux que souscrire… maintes fois expérimenté…

 

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