Michel Onfray, Le réel n’a pas eu lieu

Michel Onfray, Le réel n’a pas eu lieu

Peu au fait de Don Quichotte de Cervantès, mais stimulée par les escapades de Michel Onfray en littérature, j’ai hardiment fouillé les rayons de la médiathèque à la recherche de ce volume.

Passé une petite mise à niveau sur le roman – livre destiné à être lu à des gens qui ne savent pas lire, hors des circuits institutionnels, Michel Onfray ne peut que s’y retrouver ! -et une délicate pique papale, Michel Onfray entre au cœur du sujet autour de la page 39. Son analyse du mécanisme de la dénégation est remarquable. Mon expérience directe de personnes en étant atteintes m’ont fait pleinement goûter à la chose décrite – et elle est redoutable ! Il est bien difficile d’y faire face avec intégrité.

Le dénégateur change plus volontiers de réel que de jugement. (47)

Michel Onfray, qui y a également goûté de plain-pied, décortique, met des mots, avec une grande justesse.

Le dénégateur meurt à la raison, il renonce à son cerveau pour donner les pleins pouvoirs au reptile en lui. (163)

La paresse qu’est la dénégation, si l’on y regarde bien, se faufile dans beaucoup de nos interactions sociales, à des degrés divers. Nous n’en sommes jamais exempts nous-mêmes…

Le réel tue quiconque l’affronte vraiment en face. L’illusion permet d’éviter la mauvaise rencontre qu’est toujours ce qui est. (191)

Voilà tout l’objet de la méditation de pleine conscience…

 

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