Henning Mankell, La faille souterraine, lu par Marc-Henri Boisse

Henning Mankell, La faille souterraine, lu par Marc-Henri Boisse

Premières maladresses, premières hésitations. Le caractère de Kurt Wallander se construit au fil des pages. De ses élans de jeune chien fou il fera une discipline entêtée. Vite aux prises avec la réalité écrasante. Dans les premières nouvelles, il n’arrête pas de prendre des coups sur la tête, de perdre des dents, et autres avanies. Le démarrage est aussi douloureux que la suite… et c’est ce qu’on aime chez lui, cette ténacité sur un fil, l’abîme en dessous, les douleurs qui le ralentissent.

La fan que je suis s’est amusée de ces mises au point précises sur son passé, éclairages impromptus sur des points peu développés mais très présents dans les romans. On apprend au passage que ce grand garçon apprécie de lire un bon Jules Verne avant de se mettre au lit. Allons bon ! Ce n’est pas ce que j’aurai imaginé lui mettre entre les mains… une part d’enfance qui se révèle sous la couche râpeuse…

 

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