Diego Paszkowski, Thèse sur un homicide

Diego Paszkowski, Thèse sur un homicide

C’est décidé, si je ne peux pas me libérer de mes pensées, je vais devoir les multiplier. (134)

C’est bien parce que je suis dévouée au Prix du Meilleur Polar des Lecteurs de Points que je l’ai lu jusqu’au bout ! Lu… traduisons survolé, feuilleté, absorbé par petites touches. Dans le seul dessein de donner mon avis.

Ce polar est un modèle de ce que je fuis. Des pages longues et chaotiques censées rendre compte des pensées d’un déséquilibré. À part donner le tournis, je n’y vois pour ma part rien à en tirer. Quelle fascination malsaine peut bien pousser un auteur – un lecteur – à se laisser emporter dans de tels déversoirs ? Le cerveau du professeur n’est pas plus lumineux. Seule la ponctuation soulage la lectrice malmenée. Diego Paszkowski brouille les cartes entre le criminel et le représentant de la justice, celui qui souffre de troubles psychiques et l’alcoolique. Aussi paumés l’un que l’autre. Suintant l’ennui. Délitement général.

Heureusement, c’est très court. L’auteur, dans son coup d’esbroufe calibré, a eu l’élégance de rester concis. Vengeance, cynisme, tout est pourri, glauquissime, and so what ? Ce polar vain et frimeur m’a tellement dégoûtée que je n’ai même plus envie de poursuivre sur ma lancée pour le prix. Je vais me mettre au vert d’une littérature plus nuancée.

[Lu dans le cadre du Prix du Meilleur Polar des Lecteurs de Points 2015]

 

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