Jean-Paul Dubois, Le cas Sneidjer, lu par Guy Moign

Jean-Paul Dubois, Le cas Sneidjer, lu par Guy Moign

Du point de vue de mes a priori, Jean-Paul Dubois, c’était du marketé, du mouliné à la sauce magazine féminin, de l’auteur mis en boîte dont il vaut mieux se méfier et qu’il ne faut surtout pas croiser au coin d’un bois.

Mais les voix des rayons de bibliothèques sont impénétrables et il m’arrive de piocher dans celui, restreint, des livres audios, des choses tout à fait improbables.

Je m’attendais à m’ennuyer. Je me suis ennuyée. Mais pas que…

Pataud, un peu dépressif, marchant à côté des pompes de son entourage, Paul finit cependant par être attachant. Au fil moelleux et un peu soporifique de l’écoute on se laisse bercer sans rien attendre d’extraordinaire, ni de haletant, ni de passionnant. La voix pleine d’intonation et de nuances, qui colle parfaitement au texte, nous entraîne dans une écoute détendue et morne où parfois l’oreille s’ouvre nonchalamment à l’apparition d’un passage plus pétillant que les autres.

On s’affolera juste un peu sur la fin, en se disant que les mœurs psychiatriques du Québec sont quelque peu inquiétants – si toutefois l’anecdote est réaliste.

 

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