Craig Johnson, Dark Horse

Craig Johnson, Dark Horse

S’il n’y avait eu une grève des trains en ce jeudi 8 octobres, j’eusse pu tomber inopinément sur une rencontre avec Craig Johnson organisée par la médiathèque de Toulouse (mais comme je ne suis arrivée que le lendemain, je n’ai pu que contempler l’affiche). Craig Johnson dont je tenais justement un livre à la main… à vrai dire c’est surtout Henry Standing Bear que j’aurai été enchantée de rencontrer, je ne suis donc pas mortellement déçue, juste un pincement au cœur.

Ce bon vieil Henry qui prend icitte une tournure énigmatique, voire chamanique. D’une manière générale, ce roman d’atmosphère trimballe ses phrases dans des paysages d’arrière-pays, entre retour aux origines et parcours initiatique. L’intrigue est palote, ça ne tient pas tout à fait debout, mais l’évolution marquée de l’écriture, la densification de la forme, montrent que même un auteur de polar peut se renouveler, remanier son style, bousculer sa série.

Finalement c’est le Chien qui devient le principal interlocuteur de Walt Longmire. Fais gaffe Henry, qu’il ne prenne pas ta place pendant que tu joues au magicien … !

[Lu dans le cadre du Prix du Meilleur polar des lecteurs de Points 2015]

 

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