Alice Munro, Amie de ma jeunesse

Alice Munro, Amie de ma jeunesse

Vallée du Dourdou

Décombres. Regardez en bas de la rue, vous y verrez les ombres, la lumière, les murs de briques, le camion garé sous un arbre, le chien couché sur le trottoir, la bâche sombre dont on se sert pendant l’été ou la congère grisâtre. Vous verrez toutes ces choses dans leur unicité temporaire, invisiblement reliées d’une façon tellement troublante, convaincante, nécessaire, indescriptible. Ou vous verrez des décombres. Des états fugitifs. Une inutile multitude d’états fugitifs. Des décombres. (268)

Ce livre m’a laissée dans une profonde perplexité. Est-ce moi, est-ce lui, qui de nous deux n’a pas fonctionné ? Hormis Un peu, beaucoup… pas du tout, les quatre autres recueils que j’ai pu lire d’Alice Munro m’ont tous enchantée. Je m’y retrouvais, y piochais des mises en mots fulgurantes d’instants psychologiques vécus. Ici, aucune affinité. Le lien ne s’est pas fait. Le vide. Ces gens qui dialoguent à travers l’histoire de tiers, se projettent dans la vie des autres, n’ont pas pris. Je n’ai pas saisi les enjeux qui les animaient. Du début à la fin, je suis restée dans une certaine confusion, courant après la cohérence et mon plaisir absent.

 

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