Marcel Proust, Lettres à sa voisine

Marcel Proust, Lettres à sa voisine

Ou comment le Masque et la Plume m’a incitée à pénétrer la correspondance de Marcel Proust… l’histoire semblait jolie, et effectivement elle l’est. L’écrivain et sa voisine sont charmants à s’écrire ainsi des lettres alors qu’ils habitent l’un au-dessus de l’autre. De leurs mots ressort l’amour de grands lecteurs pour la chose écrite, qu’elle soit dans les livres ou manuscrite, et ils s’offrent l’un à l’autre ce bonheur…

[…] j’ai assemblé dans ma mémoire un bouquet de toutes les roses écrites. Or les vôtres m’ont semblé dignes de s’ajouter à elles […] (27)

Ceci dit, bien que J.Y. Tardié s’échinât dans sa préface à présenter ce recueil comme un roman, on reste sur sa faim. Les lettres ne sont pas les petites merveilles qu’il encense. Et elles sont fort peu nombreuses. N’eut été l’enrobage, il n’y aurait pas eu de livre pour si peu. Une missive de condoléances délicate et sensible à l’occasion du décès du frère de Mme Wiliams mérite qu’on s’attarde (un malotru de la médiathèque José Cabanis en a d’ailleurs plié le coin en guise de marque-page). D’invraisemblables histoires d’adresses erronées et d’ascenseurs m’ont beaucoup égayée. Et il y a bien quelques tournures qu’on rêverait soi-même de recevoir… mais rien de transcendant.

 

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