Tom Sharpe, La route sanglante du jardinier Blott

Tom Sharpe, La route sanglante du jardinier Blott

Le défilement de jours gris et humides qui se poursuit depuis des semaines m’a poussée, par confinement, à me lancer dans des opérations d’élagage de la bibliothèque. Avaler des livres moyennement désirés au kilomètre se prête bien aux temps déprimants. Parmi eux des vieilleries familiales et des trouvailles de la boîte à livre de Millau. Cet objet-ci est issu de la boîte magique et y retournera (ou inaugurera mes contributions à celle de Saint-Affrique si elle voit le jour…)

Mais l’état d’aberration permanente, non moins que la vie normale, vire à l’uniformité. (26)  – Linda Lê, tiré de Au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau

Tom Sharpe exagère à peine la réalité. Donne juste d’une pichenette la possibilité d’exprimer leurs pulsions à ses personnages. Et c’est l’escalade rocambolesque ! Les ingérables s’additionnent progressivement. Les autres s’engouffrent dans un problème dont personne ne remet l’origine en question. Les petits poissons deviennent des hyènes, les requins se font dévorer par plus influent qu’eux. Les péripéties montent en chantilly jusqu’à saturation. Ludique initiation aux magouilles communales dont on sort légèrement barbouillé, assez fatigué, mais content de s’être changé les idées.

 

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