Henning Mankell, Le Chinois, lu par Hélène Lausseur

Henning Mankell, Le Chinois, lu par Hélène Lausseur

Wallander ? Youhou ! Wallander ! Quoi ? Henning Mankell écrit aussi des romans sans morceaux de commissaires dépressifs dedans ??!!

C’est donc pour cela que nous avons dans les oreilles une voix féminine ! Pas mal du tout, d’ailleurs. Un peu rauque, râpée, qui ne cherche pas à faire de l’artifice, mais au contraire coule naturellement. Elle a l’humilité de coller au texte sans se mettre en avant.

Je ne connaissais pas l’histoire des chinois emmenés de force aux États-Unis. Le livre la met en scène de façon saisissante.

Beaucoup de politique chinoise, des changements de points de vue sur la Suède, le Mozambique, le Zimbabwe et la Chine. Dense, un peu barbant.

J’ai lu de nombreuses critiques faisant des procès d’intention à Henning Mankell à propos de ce livre. J’en suis restée un peu interdite. D’un point de vue littéraire, j’ai aimé Birgitta, sa désorientation, son tâtonnement. J’ai aimé aussi les autres personnages, la folie sous-tendant le massacre. D’un point de vue politique, je serai bien en peine de juger le bien fondé de cet aspect du roman. Ma culture fait défaut. Mais il ne m’a pas semblé manquer d’humanité.

 

Ce contenu a été publié dans Explorations littéraires. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *