Emanuelle Bernheim, Le cran d’arrêt

The Rijksmuseum, Amsterdam RP-P-1949-157 - Emanuelle Bernheim, Le cran d’arrêt

The Rijksmuseum, Amsterdam RP-P-1949-157

Je continue mon cheminement dans les mots de cet auteur.

Ces films qu’on se fait parfois… ! Cette petite paranoïa ordinaire qui s’insinue dans le déroulement des pensées… !

La consistance, l’inconsistance de nos vies, à quoi tiennent-elles ?

La fin m’a laissée perplexe…  j’y réfléchis encore…

Ce n’est pas mon préféré, cependant…

 

 

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Louis Guilloux, Vingt ans ma belle âge

The J. Paul Getty Museum, Los Angeles 84.XM.956.513 - Louis Guilloux, Vingt ans ma belle âge

The J. Paul Getty Museum, Los Angeles 84.XM.956.513

Un recueil de nouvelles et de contes d’un auteur que je n’avais jamais abordé. J’ai eu du mal à accrocher avec le style vif, incisif, âpre, d’une cruauté à la Maupassant; avec la manière dont sont appréhendés les faits et les êtres.

Parmi les nouvelles, j’ai aimé la première et Douze balles montées en breloque, qui m’ont touchée par leur force ainsi que par la conviction intérieure et la détresse des personnages.

Parmi les contes, Un fâcheux, dépeint particulièrement bien les mécanismes irrésistibles de l’attachement auxquels on se laisse prendre. Ces derniers sont plus facilement abordables, plutôt plaisants par leur chute rapide et ciselée. Mais cela reste une littérature dure, sur la misère humaine de l’après 14.

 

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JMG Le Clezio, Révolutions

The Metropolitan Museum of Art, New York 17.45 - JMG Le Clezio, Révolutions

The Metropolitan Museum of Art, New York 17.45

J’ai été une grande lectrice des livres de JMG Le Clezio dans mon adolescence. Les brèves tentatives que j’avais faite  pour y replonger depuis m’avaient vite lassée. Et voici que quelque 17 ans plus tard, je m’y remets avec bonheur.

La puissance d’évocation du texte est telle qu’on entre de plein pied dans l’univers de la tante Catherine. Le goût du thé à la vanille titille irrésistiblement les papilles. À travers ses rencontres avec Jean, les frontières entre le réel et l’imaginaire se floutent, vacillent, se cherchent, dans une imbrication qui construit l’être et sa perception du monde. Les mécanismes de la mémoire empiètent sur tous les temps, présent, passé et futur. L’histoire d’un seul contient celle de ceux qui l’ont précédé, entouré, et la quête d’identité finit par plonger dans l’universalité de l’expérience humaine, de sa douleur et de sa recherche de dignité. Cet être humain qui erre de par le monde et peine à trouver une réelle harmonie.

Les contes de l’île Maurice côtoient les faits historiques, la guerre, les révoltes estudiantines en France et au Mexique, l’histoire de la Bretagne, dans des récits qui ne laissent pas le temps de s’ennuyer et qui, mine de rien, nous parlent de l’intégrité de l’être, de l’importance d’aller au-delà de la conscience de soi, d’une certaine exigence d’intensité et de profondeur de la vie. Une cartographie vers l’espace infini et vaste qui sous-tend le monde.

De merveilleuses retrouvailles !

 

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Johan Theorin, L’heure trouble

The Metropolitan Museum of Art, New York 46.128.163 - Johan Theorin, L’heure trouble

The Metropolitan Museum of Art, New York 46.128.163

Comment se construisent les légendes ? Par quel cheminement un fait réel passe-t-il dans l’imaginaire d’une communauté ? Les histoires cheminent dans les brumes d’Öland et coupent parfois la route des êtres humains qui l’habitent.

Un livre prenant que je destinais à mes trajets en métro et que j’ai fini par lire à la maison, ce qui n’arrive pas très souvent.

Des personnages très fouillés, une jolie fin, excellent !

 

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Emanuelle Bernheim, Sa femme

The Metropolitan Museum of Art, New York 1984.433.24 - Emanuelle Bernheim, Sa femme

The Metropolitan Museum of Art, New York 1984.433.24

On retrouve le même charme que dans Stallone. Une écriture simple, qui va directement à l’essentiel, un travail sur le langage du non-dit et de l’imaginaire, des mots sillonnés de douceur, de tendresse, de recul, et d’un humour discret.

 

 

 

 

 

 

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Mari Sandoz, Crazy Horse

Mari Sandoz, Crazy Horse

On entre avec ce livre dans un temps différent. Le temps de la parole amérindienne. Ce qui ne le rend pas facilement abordable, il faut un moment d’adaptation, et ce d’autant plus que les personnages évoqués sont nombreux et qu’il n’y a pas de point de vue fixe.

Abondamment étayé, c’est un témoignage aussi vivant que possible de l’arrivée progressive des Blancs en territoire indien, un aperçu du goulet d’étranglement qui a fini par étouffer un peuple laminé, malgré toutes les tentatives de communication, de conciliation ou de résistance. De trahison en trahison, la droiture et l’intégrité ont inlassablement été mises à mal en vue de la prise de possession d’une terre et de ses ressources.

Un livre majestueux sur un homme plein de dignité qui a essayé de préserver et de vivre les visions qu’il avait reçues pour son peuple jusqu’au bout.

 

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Emanuelle Bernheim, Stallone

The New York Public Library  Y_MSS_212 - Emanuelle Bernheim, Stallone

The New York Public Library Y_MSS_212

J’ai entendu une critique enchantée de ce livre au Masque et la Plume il y a quelques années, dont l’écho est resté dans ma mémoire sans que je prenne la peine d’aller plus loin.

Je ne sais par quel cheminement neuronique, j’ai décidé d’acheter ce petit livre au prix si modique il y a peu… et je me retrouve dans le même état que le critique d’alors. À savourer comme une chocolatine le temps d’un thé ou à envoyer comme une carte postale améliorée à quelqu’un qu’on envie de remercier…

 

 

 

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Maxime Chattam, La promesse des ténèbres, lu par Hervé Lavigne et Véronique Groux de Miéri

The Metropolitan Museum of Art, New York 1974.212 - Maxime Chattam, La promesse des ténèbres, lu par Hervé Lavigne et Véronique Groux de Miéri

The Metropolitan Museum of Art, New York 1974.212

 

Comment dire ? Une écriture arrogante, pleine de clichés et sans finesse… une psychologie et des relations entre les personnages grossières et vulgaires… des références branchées urbaines… des descriptions détaillées, réalistes et jouissives de scènes glauques et très dures… une musique grandiloquente… une conception du Mal manichéenne et théâtrale flatteuse de bas instincts…

Je déteste !

 

 

 

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Camilla Läckberg, L’Enfant allemand, lu par Eric Herson-Macarel

The Rijksmuseum, Amsterdam  RP-F-2004-252-29 - Camilla Läckberg, L’Enfant allemand, lu par Eric Herson-Macarel

The Rijksmuseum, Amsterdam RP-F-2004-252-29

Un opus que j’ai trouvé meilleur que le précédent. Vie de famille et intrigue policière qui d’habitude sont juxtaposées se mêlent ici de façon dynamique, intrigante et harmonieuse. Le livre tire un peu en longueur, un assassin attendu dès le premier tiers du livre, même si je n’ai pas deviné ses motivations. Le personnage le plus intéressant dans son évolution finit par être Mellberg, qui dans ses déboires dévoile son humanité et met un peu de relief.

Mais, te demandes-tu lecteur curieux, pourquoi continue-t-elle a écouter du Camilla Läckberg si elle l’aime si peu ? Tout simplement parce qu’il n’y a pas tant de nouveautés que ça à  la médiathèque, on se met ce qu’on peut sous la dent !


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Terry Pratchett, Mortimer

The Rijksmuseum, Amsterdam RP-T-1910-35 - Terry Pratchett, Mortimer

The Rijksmuseum, Amsterdam RP-T-1910-35

C’était le genre de bruit qu’on entend à la lisière nébuleuse des rêves, une horreur sans nom dont on se réveille trempé d’une sueur glacée. C’était le reniflement sous la porte de la terreur. Comme le reniflement d’un hérisson, mais attention, le hérisson qui fonce des bas-côtés pour écrabouiller les camions. (205)

Terry Pratchett roi de la métaphore, de l’image frappante qui se joue de nos références culturelles. Et quelle culture il faut pour la remanier ainsi à l’envie de l’imaginaire ! Il nous entraîne dans une danse endiablée avec la Mort, qui se fait fort de découvrir les plaisirs de la chair…

Un des meilleurs de la série.

 

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