Eugène Ionesco, Rhinocéros

Metropolitan Museum - Eugène Ionesco, Rhinocéros

The Metropolitan Museum of Art, New York 22.10.8

L’humanisme est périmé ! Vous êtes un vieux sentimental ridicule ! (161)

De la grande tristesse qui m’a envahie devant les résultats des élections régionales de décembre dernier (et de ce qui a précédé) a émergé l’envie de retrouver ce texte, lecture de lycée, lecture d’il y a vingt ans. Voilà ce que j’aurai aimé voir diffusé à la télévision par ces temps périlleux ! Plutôt que des débats stériles, des informations déversées comme on gave des oies, une incitation à la levée de drapeaux. La rhinocérite de Ionesco a traversé son siècle pour galoper de plus belle au vingt-et-unième. Le laisser-aller mental et émotionnel, l’abandon consenti de l’intégrité, la dissolution du sentiment d’humanité, l’attraction du mimétisme, trouvent de multiples et renouvelées formes d’expression. On m’aurait dit quand j’avais vingt ans que je me retrouverai à l’âge adulte dans un monde d’aspirants rhinocéros, je n’y aurai jamais cru… c’est à pleurer.

 

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Une réponse à Eugène Ionesco, Rhinocéros

  1. Elias dit :

    Très bon résumé.
    En effet, le règne du politiquement correct et de la bienpensance, le conformisme mental, le reniement de nos racines gréco-judéo-chrétiennes, le servitude devant ce mondialisme qui détruit toutes les cultures et les identités, l’absence de spiritualité… sont les traits de cette rhinocérite aigüe qui emporte tout sur son passage.

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