Arthur Upfield – La mort d’un lac

Lac d’Issarlès - Arthur Upfield – La mort d’un lac

Ardèche, lac d’Issarlès

Ça paie, de faire l’idiot (75)

Dix-huitième roman écrit par Arthur Upfield. Où la transition s’est-elle faite entre l’écriture guindée, mais élégante, des débuts, et le style relâché qu’on rencontre ensuite dans les aventures de Bony ? N’ayant pas encore tout déniché en bibliothèque, je n’ai pas la réponse. Quand on est familier des premiers romans, on peut presque croire que c’est un autre auteur qui a pris la plume. Lui qui jusque-là frôlait les femmes d’une touche respectueuse et victorienne, nous sert maintenant des phrases telles que :

Oh, rien, dit-elle avant de sortir de la pièce en tortillant son derrière comme une Canaque. (12)

Ces deux bonnes femmes sont des intrigantes de première. De vraies salopes. (73)

Un côté roman de gare qui était peut-être populaire et vendeur en 1954  ? Comme ces kangourous, ces aigles, ces dingos et ces émeus qui font ostensiblement leur apparition ? Quoi qu’il en soit, le suspens est prenant. On s’accroche au livre d’une traite pour connaître le fin mot de l’intrigue. Qui accable sans surprise la femme perfide et langoureuse. J’ai aimé la forte présence du lac, des centaines d’oiseaux et de l’attente. Déconseillé aux âmes sensibles qui éprouvent de la compassion pour les petits lapins !

 

Ce contenu a été publié dans Explorations littéraires. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *